Donnerstag, 24. April 2008

L'Histoire secrète du Mur de Berlin


Berlin, 1989. En face des grandes grues de Berlin-Ouest, qui se détachaient, comme des hérons à la pêche, de l'eau brumeuse de la Spree, il y avait un grand bâtiment gris-bleu, qui servait de point de passage aux familles Est-allemandes qui voulaient rendre visite à des parents de Berlin-Ouest. Comme ces permissions étaient souvent refusées, on entendait presque en permanence des enfants pleurer. Ne pouvant rejoindre leur père ou leur mère, passés à l'Ouest, ces gosses interdits de visite devenaient subitement et arbitrairement des quasi-orphelins. Les Berlinois avaient ironiquement baptisé ce temple de l'injustice: le Palais des Larmes.

L'Espoir de Siegfried


Siegfried Stolz était le responsable de la surveillance du Palais des Larmes. Ce point de passage entre l'Est et l'Ouest était d'autant plus stratégique que les services secrets occidentaux poussaient les Berlinois de l'Ouest à organiser de grandes manifestations qu'ils faisaient converger vers le Mur en espérant qu'un jour, la foule se décide à le démolir, et que les gardes frontières submergés par le nombre, abandonnent leur poste sans trop de résistance. Siegfried regardait l'étrange néon qu'il avait fait poser sur le mur extérieur du checkpoint: tränenPalast, le Palais des Larmes. Il avait choisi un néon clignotant, oscillant entre le rouge sang et le vert de l'espoir. Car Siegfried espérait bien que lui aussi pourrait vivre libre et profiter enfin des plaisirs de Berlin-Ouest.

Le Crime passionnel


Le contre-espionnage français m'avait envoyé à Berlin pour enquêter sur un crime étrange. En dépit de la hache laissée sur place, la victime avait été assassinée avec une aiguille enfoncée dans le cou. Nous connaissions tout de ce cadavre. Il s'agissait de notre meilleur agent en Allemagne: Antoine Arcange. Il avait une liaison avec Siegfried Stolz, le responsable de la sécurité du Tränenpalast, principal point de passage entre Berlin-Est et Berlin-Ouest. Grâce à cette relation amoureuse, Arcange exerçait un chantage efficace sur Siegfried, en le menaçant de dénoncer à la police politique est-allemande cette liaison inavouable entre un agent Est-allemand et un espion français. Arcange avait réussi à obtenir de Siegfried la plupart des plans ultra-secrets du système de défense du Mur de Berlin. Les Occidentaux savaient que les dirigeants de l'Allemagne de l'Est ne pourraient pas repousser par les armes une foule qui déciderait de faire tomber le mur. Ma mission était claire et urgente. Elucider le meurtre de notre agent, et continuer, par tous les moyens, à extorquer à Siegfried Stolz les plans des miradors qui dominent le Mur.

La Surveillance


Pour surprendre le principal suspect, Siegfried Stolz, je décidais d'entamer une surveillance constante de ses allées et venues autour du Palais des Larmes. Situé à la frontière entre l'Ouest et l'Est, j'étais sûr que c'était là qu'il retrouvait ses complices. J'étais en planque depuis des heures en dessous du Tränenpalast, accroché à l'escalier de maintenance de l'écluse.

Deux Silhouettes


Sur l'écluse, deux silhouettes se raprochent. C'est Siegfried, j'en suis certain! Mais qui le rejoint?

Le Rendez-vous à l'écluse


Je suis certain que Siegfried retrouve le partenaire de ses crimes nocturnes. Je dois les intercepter. Il faut que je m'approche d'eux pour surprendre leur conversation!

L'Avertissement


Siegfried: Vladi, un nouvel agent français est sur mes traces!

(Pour voir la suite de l'histoire cliquer sur Altere Posts)