Donnerstag, 24. April 2008

Le Crime passionnel


Le contre-espionnage français m'avait envoyé à Berlin pour enquêter sur un crime étrange. En dépit de la hache laissée sur place, la victime avait été assassinée avec une aiguille enfoncée dans le cou. Nous connaissions tout de ce cadavre. Il s'agissait de notre meilleur agent en Allemagne: Antoine Arcange. Il avait une liaison avec Siegfried Stolz, le responsable de la sécurité du Tränenpalast, principal point de passage entre Berlin-Est et Berlin-Ouest. Grâce à cette relation amoureuse, Arcange exerçait un chantage efficace sur Siegfried, en le menaçant de dénoncer à la police politique est-allemande cette liaison inavouable entre un agent Est-allemand et un espion français. Arcange avait réussi à obtenir de Siegfried la plupart des plans ultra-secrets du système de défense du Mur de Berlin. Les Occidentaux savaient que les dirigeants de l'Allemagne de l'Est ne pourraient pas repousser par les armes une foule qui déciderait de faire tomber le mur. Ma mission était claire et urgente. Elucider le meurtre de notre agent, et continuer, par tous les moyens, à extorquer à Siegfried Stolz les plans des miradors qui dominent le Mur.

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